PHOTOGRAPHIER AUTREMENT:

REPORTAGE
Antique Camera
vs
High Tech Camera
 
 
 

Leica M2 - Summicron 50 mm f8

LE FESTIVAL DE MONTOIRE










Chaque année à Montoire sur le Loir (Loir et Cher) a lieu un célèbre festival avec des groupes musicaux de nombreux pays. Tous les 15 août, une parade traverse les rues de la ville....
Au matin du 15 août 2000...je me demande si je vais faire quelques vues de reportage avec mon matériel Nikon habituel...ou si je vais tester un "antique camera" Leica M2 avec son Summicron de 50 mm des années 50...Allez, je prends les deux, et je vais comparer la façon de faire du reportage entre un mythe...du siècle, et un équipement high tech "standart" du reporter.

Le Nikon était équipé du zoom AFS 80/200 de 2,8, mode A en général sur f 5,6, mesure matricielle, et chargé en Elitechrome 200 iso. Pour le Leica, je n'ai pas osé mettre de la dia: pas de mesure de la lumière, donc mode entièrement manuel à partir des mesures du ...Nikon ! J'ai donc choisi du Kodak Gold 200 réputé pur sa bonne saturation, et risqué la surex plutôt que la sous-ex . Par contre le Nikon était volontairement calé en sous-ex de 0,3, car les dias étaient destinées à être projetées.

Le fait d'avoir un zoom longue focale et un 50 permet de prendre des vues de loin au Nikon, puis de passer au 50 au Leica pour une vue de près quand le groupe s'approche...Pourquoi une vue ...et une seule...de près? Parce que si l'AF du Nikon permet de mitrailler (surtout en mode AF - C sur des sujets mobiles), la légendaire précision du télémètre Leica est vite prise en défaut sur des sujets se déplaçant vers le photographe...réarmez, refaites la mise au point, et le cadrage entrevu a disparu !

La bonne vieille solution de précaler la mise au point en se donnant "du mou" par la profondeur de champ à f8 (meilleur diaph de l'antique Summicron) permet de déclencher à la volée avec une bonne chance de succès...alors que Nikon avec sa motorisation très rapide (5 images secondes) garantit en suivi AF toutes les chances de succès...au détriment de la consommation de film et de piles !

Des sujets identiques ou similaires ont été regroupés....à gauche Leica, à droite Nikon !
 
 

LEICA M2                                                               NIKON F100



 
 
 
 
 


 

 
Leica M 2 Summicron 50 mm f 8
 
Nikon F 100 - 80/200 AFS à 135 mm, f 5,6
 
Leica M 2 Summicron 50 mm f 8
 
Nikon F 100 - 80/200 AFS à 135 mm, f 5,6
 
Leica M 2 Summicron 50 mm f 5,6
 
Nikon F 100 - 80/200 AFS à 180 mm, f 5,6
 
Leica M 2 Summicron 50 mm f 8
 
Nikon F 100 - 80/200 AFS à 200 mm, f 5,6
 
Leica M 2 Summicron 50 mm f 8
 
Nikon F 100 - 80/200 AFS à 200 mm, f 5,6
 
Leica M 2 Summicron 50 mm f 5,6
 
Nikon F 100 - 80/200 AFS à 200 mm, f 5,6

Toutes les images sont présentées sans aucun recadrage, en plein format (cadre d'une dia). Les dias prises au Nikon sont parfois un peu éclaircies au scan, afin de compenser la haute saturation volontaire. Par contre, les vues prises au Leica ont  été "resaturées" sous Photoshop, le Summicron d'il y a quarante ans, non traité multicouches, étant "doux", mais la balance des couleurs n'a pas été modifiée.
 
 
 
 
 

Leica M2 Summicron 50 mm
 
 
 
 
 

Alors que le photographe est de toute façon "bardé" de son gros Nikon, l'attitude des personnes photographiées change selon qu'elles ont "sous le nez" le zoom de paparazzo ou le Leica (si discret qu'il n'ya même pas marqué Leica sur la façade, avec un rond rouge, comme aujourd'hui)...Elles ont tendace à faire un beau sourire quand elles sont visées par l'énorme zoom...et à ne pas voir le Leica !

Pour des vues en intérieur (ci-dessus) il aurait fallu un grand angle....le 50 ouvert à f4 fera l'affaire au 30ème et sans bruit....Le Leica permet quelques fantaisies, comme de couper volontairement les têtes en cadrant très précisèment la décapitation, grâce à son viseur plus grand que l'image. C'est aussi amusant de composer des cadrages obliques (à la mode) ou de se mettre à la terasse du café avec la bouteille au premier plan !

Le Nikon est par contre impérial sur les détails et les gros plans, même si la position des capteurs AF impose un cadrage centré dès que le sujet bouge et que l'autofocus est maître du jeu. Le choix des capteurs latéraux fait perdre de la performance à l'appareil, sauf si le sujet se déplace assez lentement. Il aurait fallu cadrer en vertical certains portraits, n'est ce pas? Un coup de scan y remédiera, mais pour l'expérience aucune image n'a été recadrée !

Conclusion de l'après midi?

On se fait plaisir avec les deux, mais il est évident que la high tech a de grands avantages en termes de résultat garanti...et que le Leica tout seul sans cellule est beaucoup plus lent à manier si les sujets sont sous un éclairage varié. Beaucoup plus de déchet au 50 qu'au zoom, surtout parce que le reflèxe de faire le point sur le sujet principal (longue pratique du Nikon AF, expérience du Leica un peu oubliée depuis 30 ans!) induit des comortements contre productifs. avec le Leica peaufinez la mise au point au télémètre...et le cadrage a disparu !

Si je veux être à peu près sûr d'avance du résultat, je prendeai toujours le Nikon...
Si je veux tester des cadrages plus originaux, le Leica procure un vrai plaisir et intimide moins les acteurs du défilé...allez, j'aurais du prendre un boîtier Nikon en plus...avec le 20 mm, pour corser la chose !
 
 

LEICA M2                                                               NIKON F100


 
    Leica M2 Summicron 50 mm f 8
 
 Nikon F100, 80/200 AFS, f 5,6
 
Leica M2 Summicron 50 mm f 8
 
 Nikon F100, 80/200 AFS, f 5,6
 
Leica M2 Summicron 50 mm f 8
 
 Nikon F100, 80/200 AFS, f 5,6
 
Leica M2 Summicron 50 mm f 5,6
 
 Nikon F100, 80/200 AFS, f 5,6
 
Leica M2 Summicron 50 mm f 8
 
 Nikon F100, 80/200 AFS, f 5,6
 
Leica M2 Summicron 50 mm f 8
 
   Nikon F100, 80/200 AFS, f 5,6

Toutes les images sont présentées sans aucun recadrage, en plein format (cadre d'une dia). Les dias prises au Nikon sont parfois un peu éclaircies au scan, afin de compenser la haute saturation volontaire. Par contre, les vues prises au Leica ont  été "resaturées" sous Photoshop, le Summicron d'il y a quarante ans, non traité multicouches, étant "doux", mais la balance des couleurs n'a pas été modifiée.
 
 

Un 50 mm, sinon rien ?
 







Souvent des débutants m'ont demandé quel était l'objectif idéal...Depuis des années, je suis équipé d'une panoplie d'optiques diverses, du grand angle au téléobjectif en passant par des zooms...Mais je me souviens que comme beaucoup de photographes de la génération "70" j'ai débuté avec un 24 x 36, et un simple...50 mm, dit "focale standard" ou "optique à angle naturel", par opposition au grand angle et aux longues focales.

Dans les années...50, beaucoup d'images, comme le "clin d'oeil" ci dessus (cartes postales Noir et Blanc en vente près de Beaubourg)  étaient faites avec cet objectif qui est souvent, toutes marques confondues, un des plus "piqué" de la série, et le meilleur rapport qualité prix en matière de performances optiques, même si tous les reflex modernes sont proposés en "kit" avec un petit zoom.

Alors, dans la même période où je me livrais à  des tests "techniques" en photographiant des TGV à grande vitesse, j'en ai saisi un à l'arrêt, avec un appareil ancien équipe du seul 50 mm. Inutile d'avoir envie d'en changer, je n'avais emporté que le 50 !

Seule concession au progrès, les prises de vues ont été prises avec du film négatif couleur Kodak Gold Ultra 400 iso, transposé en noir et blanc après scan, sans aucun recadrage bien sûr !.

Le 50 mm permet de "resourcer" ses cadrages, car on a peu le droit à l'erreur. Si vous débutez, vous apprendrez mieux avec un reflex simple et un 50 mm, plutôt qu'avec un compact zoom ! Si vous êtes photographe confirmé, le jeu du 50...sinon rien, est toujours amusant .

En numérique "petit capteur", pour avoir un angle approchant, on utilisera un 35 mm !
 
 
  


 
 

photos JMS
 
 
 
 



 
 
 

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